MIRKO BELJANSKI EN QUELQUES DATES

A l'occasion de la venue prochaine spécialement de New-York de Sylvie Beljanski à Gimont, fille du Professeur Beljanski, voici quelques dates clés à savoir pour vous familiariser avec les recherches du Professeur BELJANSKI 

MIRKO BELJANSKI EN QUELQUES DATES 
Mirko Beljanski
est né le 27 mars 1923 à Turija (Yougoslavie) d’un père mécanicien et d’une mère couturière.
Il obtient une bourse de l’OMS pour poursuivre ses études, et choisit pour ce faire la France (il s’y installe en 1945 et obtiendra la nationalité française en 1966).
En 1948, il entre à l’Institut Pasteur dans le service de chimie biologique du professeur Michel Macheboeuf.
Il y prépare sa thèse de doctorat d’État : Étude de souches bactériennes résistantes à des antibiotiques; comparaison avec des souches sensibles de même espèce.
En 1951, il devient docteur ès sciences et est engagé comme biologiste et chercheur au CNRS pour travailler à l’Institut Pasteur.
Au CNRS, il sera successivement : attaché, maître, directeur de recherche, puis directeur de recherche honoraire (à sa retraite en 1988).
Toujours en 1951, il épouse Monique, fille du professeur René Lucas.
Elle passe un diplôme de technicienne de laboratoire pour travailler avec son mari.
Août 1952, décès du professeur Macheboeuf, qui est remplacé par Jacques Monod, ce qui marquera le début des difficultés pour les époux Beljanski.
De 1956 à 1958
, Beljanski travaille à l’université de New York comme chercheur associé du professeur Severo Ochoa, Prix Nobel de médecine (1959) pour ses découvertes sur la synthèse des acides ribonucléique et désoxyribonucléique.
En 1960, il reçoit avec Roger Monier le prix Charles-Léopold-Mayer de l’Académie des sciences de l’Institut de France pour leur travail sur le rôle de l’ARN dans le processus de synthèse des protéines.
En 1971, Jacques Monod devient directeur de l’Institut Pasteur et le restera jusqu'à sa mort  en 1976.
François Gros lui succédera jusqu’en 1981.
En 1972, Mirko Beljanski et Pierre Manigault publient leur découverte sur la transcriptase inverse de l’ADN.

En 1975-1976, Beljanski met au point l’Oncotest, qu’il présente en 1979.
En mars 1978, Monique Beljanski (alors aide-chimiste et bactériologiste au CNRS), écœurée par la façon dont son mari est traité (on lui interdit l’accès à divers services), a une altercation avec Michel Goldberg, conseiller scientifique de l’Institut Pasteur.
Le lendemain, l’accès à l’Institut Pasteur lui est interdit et Mirko Beljanski est sommé de quitter son laboratoire à la fin du mois.
De 1978 à sa retraite professionnelle en 1988, Mirko Beljanski travaille au sein de la faculté de pharmacie de Châtenay-Malabry, qu’il a rejointe avec une équipe de quatre personnes, dont son épouse.
On met à leur disposition deux grandes salles, mais aucun crédit, si ce n’est les 3 000 francs annuels alloués par le CNRS.
En 1980, Beljanski met au point un anticancéreux, le PB-100, issu du pao pereira.
À partir de la fin de 1986, Beljanski poursuit ses travaux comme directeur scientifique du Centre de recherche biologique (CERBIOL), et il est président du Centre d’innovations, de recherches et d’informations scientifiques (CIRIS) à Saint-Prim dans l’Isère, des laboratoires privés créés pour son activité.
Mirko Beljanski décède le 27 octobre 1998.
Il laisse une œuvre importante recensée dans 133 publications scientifiques, la plupart dans des revues à comité de lecture.